|
|
|||
| retour à la page d'accueil ! | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
département de la loire-atlantique !
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La Loire-Atlantique (Liger-Atlantel en breton) est un département français situé dans la région Pays de la Loire. Elle porte le numéro 44 dans la numérotation des départements français. Sa préfecture est Nantes. Elle est l'un des 5 départements issus du découpage de la province de Bretagne. |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La Loire-Atlantique a été créée comme la plupart des autres départements français à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Bretagne. Elle s'appelait alors Loire-Inférieure, nom qu'elle a conservé jusqu'au 9 mars 1957, date à laquelle elle prit son nom actuel. Le département reprenait la majeure partie du territoire de l'ancien évêché de Nantes, plus une petite partie du Sud de l'évêché de Rennes, vers le pays de la Mée, mais amputé d'une partie autour de Redon (détaché vers l'Ille-et-Vilaine) et du pays de Mitau (rattaché au Morbihan), au Nord-Ouest. Suite à mouvement initié depuis 1917 avec « régions Clémentel » (voir l'article sur l'histoire de la Bretagne), le 30 juin 1941, un décret du gouvernement de Vichy créa des régions économiques en regroupant certains départements entre eux. Au grand dam des élus du département, la Loire-Atlantique ne fut pas intégrée dans la région de Rennes (qui correspondait d'ailleurs à l'actuelle région Bretagne), mais dans celle d'Angers (dont les limites étaient assez différentes de l'actuelle région des Pays-de-la-Loire puisque incluant l'Indre-et-Loire, partie occupée, et ne contenant pas la Vendée rattachée à la région de Poitiers.). Les raisons de cette division ne sont pas claires, certaines sources évoquent une volonté de faciliter le ravitaillement entre Nantes et Angers, distantes de moins de 100 km et dont les voies de communication sont bien structurées, d'autres parlent d'une façon de trancher entre Rennes et Nantes qui se disputaient la préfecture d'une telle région, de la volonté de maintenir un pouvoir centralisé fort qui aurait été incompatible avec la renaissance des anciennes provinces réf. nécessaire. En tout état de cause, cette décision ne fut pas remise en question à la chute du régime de Vichy, puisqu'une ordonnance du 10 janvier 1944 créant des « régions administratives », instituée par le Général de Gaulle, allaient dans le même sens. Celles-ci furent néanmoins dissoutes après son départ de Matignon en 1946 En 1955 furent créées des régions de programme afin d'optimiser l'aménagement du territoire. Jean Vergeot, commissaire général adjoint au Plan, fut chargé d'en définir les contours. Parmi les 22 régions qu'il créa, il inclut la Loire-Atlantique dans celle des Pays-de-la-Loire. Cette inclusion lui fut semble-t-il difficile à trancher[1], mais il se basa sur des considérations économiques (échanges téléphoniques, transports, etc.) pour réaliser un projet qui était à l'époque purement à usage interne de l'administration. La création des préfets de région en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 entérinèrent ce découpage et lui donnèrent une légitimité. Pendant cette même période, l'identité bretonne s'affirma et la position de la Loire-Atlantique dans les Pays-de-la-Loire fut de plus en plus contestée (le conseil général du département vota en 1972 son vœu d'être rattaché à la Bretagne, par exemple). À l'heure actuelle, il semble qu'une forte proportion d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite son rattachement à la région Bretagne (évoluant de 44 % en 1986[2] à 68 % en 1999[3], et même 75 % en 2001 (sondage IPSO [4]), mais seulement 28 % et 35 % contre, en excluant les indécis, selon deux études plus fines de 1999 et 2006[5]). Les résultats de ce sondage ont été dénoncés par un militant (après avoir mené son analyse, il trouve un résultat, qui, à un 1 % près – 68 % –, correspond au résultat suivant)[6]. Le dernier sondage en date (novembre 2006), réalisé par le conseil général, donne 67 % de personnages favorable à la réunification[7]. Les inscriptions 44 = BZH sont courantes et le sujet est un argument politique local. De plus, la ressemblance entre la région économique de Rennes créée par le régime de Vichy et l'actuelle région Bretagne (ce n'est pas le cas de la plupart des autres régions, mais ces deux-là coïncident) conduit parfois à faire un amalgame entre la division actuelle et la dictature pétainiste, amalgame renforcé par la méfiance — voire le ressentiment — à l'égard du pouvoir central dans une zone identitairement forte. Pour l'instant, aucune modification du découpage régional n'est cependant à l'ordre du jour. Les principales associations, groupes de pression et partis politiques militant pour la réunification sont Bretagne Réunie (ex CUAB), Emgann, UDB, Les Verts et l'UDF (dont les élus au Conseil régional de Bretagne se sont exprimés en faveur de la réunification, au contraire des élus ligériens et de l'UDF nationale qui n'ont pas pris position). En revanche, des petits partis politiques comme le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et le Parti des Travailleurs, une association comme le CUAR (Comité pour l'unité administrative de la république) se sont de même prononcés contre la séparation de la Loire Atlantique des Pays de Loireréf. nécessaire. Par ailleurs, de nombreux élus UMP, PS, PRG et PCF se sont prononcés favorablement (cf vote unanime de la résolution du conseil régional de Bretagne le 2 juillet 2001 et le 8 octobre 2004, ainsi que les milliers de signatures de la Charte des élus pour la réunification par des maires, parlementaires, conseillers municipaux... des 5 départements. Le conseil général de la Loire-Atlantique, ayant voté une demande de référendum (de type consultation nationale et non pas un référendum d'initiative locale) le 22 juin 2001 dans ce sens, attend un projet de loi pour l'organiser.
PolitiqueComme une grande partie du reste de l'ouest de la France, la Loire-Atlantique a la réputation d'être un département de droite. En effet, de tradition catholique (à l'exception de la région ouvrière de Saint-Nazaire), le département vota à droite tout au long de la IIIe République, en opposition à la gauche anticléricale. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'électorat du département s'est tourné vers le MRP, de sensibilité démocrate-chrétienne, confirmant son ancrage à droite de l'échiquier politique. Cependant, la déchristianisation a commencé à toucher le département à partir des années 1960, et la gauche progresse de façon continue depuis. Ainsi, Nantes est passé à gauche lors des municipales de 1977. Suite à la débacle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du département pour la première fois depuis la Révolution française.
GéographieCarte de la Loire-Atlantique
Article détaillés : Géographie de la Loire-Atlantique, Liste des cours d'eau de la Loire-Atlantique Située sur la Côte atlantique française, la Loire-Atlantique est limitrophe des départements du Morbihan au Nord-Ouest, d'Ille-et-Vilaine au Nord, de Maine-et-Loire à l'Est et de Vendée au Sud. La côte Ouest est bordée par l'océan Atlantique. Le département est traversé par la Loire, qui se jette dans l'océan au niveau de Saint-Nazaire. La Vallée de-la-Loire est ici appelée Basse-Loire, Loire-inférieure (la partie aval de la Loire), ou Val de Bretagne (faisant suite au Val d'Anjou à partir d'Ingrandes). Géologiquement, le département fait partie du massif armoricain. Globalement, le relief de la Loire-Atlantique est assez peu marqué. Au Nord de la Loire, on trouve un ensemble de plateaux qui peuvent culminer à 100 m d'altitude (le point culminant du département est la colline de la Bretèche, près de Châteaubriant, avec 115 m d'altitude, ce qui fait de la Loire-Atlantique le département le moins élevé de France). Au Sud du fleuve, vers le pays de Retz, le paysage est plutôt marqué par une succession de collines atteignant 30 m. Le relief le plus marquant est cependant le sillon de Bretagne, une suite de collines qui traverse le département selon une direction Nord-Ouest / Sud-Est. Le relief est creusé au Nord de la Loire par les vallées de l'Erdre, de la Chézine, du Gesvres, au Sud par celle de la Sèvre nantaise. La Loire constitue un élément géographique majeur ; en amont de Nantes, la Loire est encore essentiellement fluviale ; on considère généralement que l'estuaire de la Loire commence au niveau de Nantes et les variations de niveau liées à l'influence océanique des marées y sont perceptibles (l'Acheneau, affluent de la Loire situé en aval de Nantes, voit parfois son cours s'inverser lors de fortes marées). La Loire-Atlantique est marquée par de nombreux marais, comme la Brière au Nord de Saint-Nazaire ou les marais de Couëron en aval de Nantes. Au Sud de Nantes, le lac de Grand-lieu est l'un des plus grands lacs de France, sa très faible profondeur (moins de 2 m) combinée à une pente extrêmement faible rendant sa superficie très variable. De manière générale, le département comporte énormément de zones humides. La Loire-Atlantique possède plus de 130 km de côtes le long de l'océan Atlantique.
ClimatAvec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique, et change peu d'un endroit à l'autre du département. Les hivers y sont doux (5° en moyenne), les étés faiblement chauds (18° en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes ; le chiffre moyen de 820 mm de pluie par an masque par ailleurs une irrégularité des précipitations d'une année sur l'autre.
DémographieEn 1999, la population totale de la Loire-Atlantique était de 1 134 266 habitants, ce qui plaçait le département en 13e position parmi les départements français les plus peuplés (le 7e en dehors de l'Île-de-France). La densité moyenne du département est de 166 habitants/km², mais ce nombre masque des disparités importantes. Les agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire concentrent à elles seules 60% de la population de Loire-Atlantique. De fait, les trois-quarts des habitants du département résident le long de la Loire (principalement sur la rive droite), depuis Ancenis jusqu'à l'estuaire. Les deux aires urbaines les plus importantes qui n'appartiennent pas à cet ensemble sont celles de Châteaubriant (12 065 habitants) et Clisson (11 664 habitants). Par rapport à 1990, le département a gagné plus de 82 000 habitants (soit une progression de 0,84%), l'un des plus forts accroissements en France pendant cette période, autant dû au solde naturel qu'au solde migratoire. Sans surprise, l'agglomération de Nantes en est la principale bénéficiaire. Avec 544 932 habitants, celle-ci se situait en 1999 au 7e rang national (une inversion de la tendance des années 1960 à 1980 où Nantes se dépeuplait). Le tableau suivant récapitule l'évolution de la population du département :
CultureJean Rouaud, natif de la commune de Campbon, a obtenu le prix Goncourt en 1990 pour les Champs d'honneur.
LangueEn plus du français, plusieurs langues sont ou étaient traditionnellement parlées en Loire-Atlantique :
gnu free documentation license.wikipedia.org
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||